Projets

GELAMED - Etude du Plancton Gélatineux sur la façade Méditerranéenne

Coordination

Delphine BONNET Université de Montpellier 2 ECOsystèmes LAGunaires

Partenaires

Institut Français de Recherche pour l'Exploitation de la Mer, Fondation Total, Groupement d'Intérêt Public pour la Réhabilitation de l'Etang de Berre , Université de Montpellier 2, Université d'Aix-Marseille, Université de Nîmes, Observatoire Océanologique de Banyuls sur Mer, Tour du Valat, Pôle relais lagunes méditerranéennes, Laboratoire ECOlogie des SYstèmes Marins Côtiers (ECOSYM) - UMR 5119-CNRS, Influences, représentations et pratiques sociales - Laboratoire de Psychologie Sociale (LPS) Equipe d'Accueil (EA) 849, Institut Méditerranéen d’Océanologie

Description du projet Du mardi 17 novembre 2009 au samedi 17 novembre 2012

Le projet GELAMED avait pour objectifs de caractériser les différentes espèces de plancton gélatineux présentes, leurs rythmes d'apparition ainsi que leur distribution géographique sur la façade Méditerranéenne française grâce à un suivi réalisé tous les 15 jours en 2010 et 2011 dans 3 lagunes et à 4 stations côtières.
L’approche au niveau sociétal visait à mieux cerner les réelles inquiétudes et problèmes posés aux acteurs du milieu marin par la présence de ces organismes. Une population de 317 individus au total distingués à la fois en fonction des sites retenus (Berre, Thau, Bages-Sigean et Banyuls) et en fonction de leur statut socioéconomique (Décideurs, Usagers, Professionnels du tourisme et Professionnels de la pêche) a été interrogée sur place sur la base d’un questionnaire unique. Les résultats du suivi in situ nous ont indiqué que les communautés de plancton gélatineux lagunaires étaient très différentes des communautés côtières et qu’il n’y avait pas d’advection de ces populations depuis ou vers la zone côtière. D’autre part, si les proliférations lagunaires sont en relation avec des paramètres environnementaux locaux, les proliférations en zone côtière sont à étudier à une macro-échelle. Les proliférations de deux macro-organismes ont été particulièrement observées: la scyphoméduse Aurelia aurita (présente dans les 3 lagunes) et le cténaire invasif Mnemiopsis leidyi (dans 2 lagunes). Les principaux facteurs expliquant ces proliférations sont la température, la salinité, la quantité et peut-être aussi la richesse spécifique du zooplancton. Pour la méduse, qui a un cycle bentho-pélagique, la caractérisation et la quantification des substrats durs au sein des lagunes semble aussi être un point important à considérer.
Les résultats de l’enquête psychosociale ont permis de mettre en évidence l’univers représentationnel des méduses ainsi que les processus médiateurs, émotionnels, cognitifs et sociaux qui régulent la relation que les populations concernées entretiennent avec elles. Ils ont révélé par ailleurs l’existence d’un lien étroit entre les processus psychosociaux mis à jour, la réalité de la présence des méduses sur les divers sites étudiés et les appartenances sociales des personnes interrogées.

Cartographie du projet

Le projet en images

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