Projets

Projet GRAMP - Recherche sur la Gouvernance des grandes aires marines protégées

Coordination

François FERAL Université de Perpignan Via Domitia Centre d'étude et de Recherche sur les Transformations de l'action Publique

Partenaires

Agence des Aires Marines Protégées, Université de Perpignan Via Domitia , École Pratique des Hautes Etudes, Initiative française pour les récifs coralliens, Centre d'Etude et de Recherche sur les Transformations de l'Action Publique (CERTAP) - Centre de droit économique et du développement (CDED) Equipe d'Accueil (EA) 4216, Ecologie et Evolution des Interactions (2EI) - UMR 5244-CNRS, UMR C3ED

Description du projet Du mardi 1 décembre 2009 au samedi 1 décembre 2012

Les politiques de développement des AMP sont fortement encouragées par les pouvoirs publics et elles ont souvent pour origine des expériences de réserves marines parfois anciennes, fondées sur la mise en place de sanctuaires. Dans la plupart des hypothèses il s'agit de périmètres restreints, bien documentés sur le plan scientifique et d’ailleurs parfois menacés de surfréquentation touristique. Ces périmètres sont aujourd'hui bien acceptés et leur succès à la fois sociétal et de conservation est salué d’une manière quasiment unanime. Or, la nouvelle ambition des politiques de conservation se propose de protéger des espaces beaucoup plus vastes, de plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines de milliers de Km². Cette politique souligne l'ambition de conserver désormais un pourcentage significatif de la mer et non de garder quelques espaces naturels emblématiques. Au niveau national, la difficulté à mettre en place de nouvelles AMP selon le schéma traditionnel a conduit l'État à modifier la méthode en créant le « parc naturel marin » comme un nouvel outil de protection. Les réserves marines de biosphère ultra-marines et la mise en place des parcs naturels marins répondent à cette volonté de protection de vastes espaces marins. L'affichage de ces objectifs est parfaitement légitime au regard des enjeux de la conservation, mais il apparaît qu'elle se décline désormais sous de nouveaux environnements juridiques et politiques.
Le programme GRAMP a pour mission de collecter la connaissance scientifique sur la gouvernance de ces grandes AMP. L'objectif principal du projet a été de mener une étude particulière des processus de mise en place de ces grandes aires marines protégées françaises (en Méditerrané et dans le Pacifique), de leur gouvernance ou des principes arrêtés pour celle-ci pour en améliorer la connaissance et en faciliter l'implantation. Les discours politiques qui les accompagnent sont inspirés par des engagements internationaux et par de nouveaux paradigmes qui ne sont plus la simple conservation de quelques biotopes caractéristiques. L'Etat souverain doit pouvoir déployer ses politiques sur des opérations de grande ampleur à la mesure d’enjeux maritimes qui ne sont plus uniquement environnementalistes (Référence a posteriori au Grenelle de la mer organisé en 2009). Or la mise en place d'aires de très grande taille modifie la nature et l'approche des données scientifiques nécessaires, ainsi que la fonction même de ces grandes AMP, leur mode d'évaluation, de gestion et d'appui. Cette évolution dans la conception des aires marines protégées ne permet plus d'en apprécier le fonctionnement selon les critères habituels et nécessite une réflexion nouvelle dans deux domaines :
1. Celui des informations scientifiques qu’il convient désormais de recueillir et des modalités de leur interprétation, en particulier sous forme de données et de protocoles de suivi ;
2. Celui des modèles de gestion de ces nouvelles aires marines protégées ou, selon l'expression devenue courante, celui de leur gouvernance.
Cinq séminaires ont été organisés afin de réunir des experts internationaux ainsi que des scientifiques de renommées internationale autour de questions scientifiques clés sur la gouvernance des grandes AMP : la connectivité, la biodiversité, les écosystèmes coralliens, le droit international de l’environnement et de la mer, la gestion internationale des pêches, la coopération régionale, la gestion intégrée des zones côtières et les communautés côtières, la dimension anthropologique de la protection marine…
Une mission d’étude en Australie a été conduite par les deux chercheurs juniors pour étudier in vivo le fonctionnement des institutions de gouvernance de la Grande Barrière de Corail.

Cartographie du projet

Le projet en images

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